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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : HAUTE NORMANDIE
Département : 76
Site BASOL numéro : 76.0186
Situation technique du site : Site traité avec restrictions d‘usages, travaux  réalisés, restrictions d’usages ou servitudes imposées (ou en cours) Site traité avec restrictions d‘usages, travaux réalisés, restrictions d’usages ou servitudes imposées (ou en cours)
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 02/01/2013
Auteur de la qualification : DREAL

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : CELANESE

Localisation  :
Commune : Lillebonne
Arrondissement :
Code postal : 76170 - Code INSEE : 76384 (9 495 habitants)
Adresse : route départementale 173
Lieu-dit :
Agence de l'eau correspondante : Seine - Normandie
Code géographique de l'unité urbaine : 76402 : Lillebonne (20 271 habitants)


Géoréférencement :

Référentiel Coordonnée X Coordonnée Y Précision Précision (autre)
LAMBERT II ETENDU 469000 2501000 Adresse (rue)

Parcelles cadastrales :

Non défini

Plan(s) cartographique(s) :

Aucun plan n'a été transféré pour le moment.

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : CELANESE FRANCE
   il s'agit D'UN EXPLOITANT ANTERIEUR

Qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées
SCIPN PERSONNE MORALE PRIVEE


Caractérisation du site

Description du site :
La société HOECHST FRANCE a été créée le 7 août 1978 à Lillebonne.

L'activité principale exercée sur ce site était la production d'acétaldéhyde. En 1997, les activités de fabrication et de stockage d'acétaldéhyde (d'une capacité de 96 000 t/an) ont été transférées à la société HOECHST CHIMIE.
Le 11 février 1999, elle a changé de nom pour devenir CELANESE SA .
De part la nature du produit fini, l'entreprise était soumise à la réglementation SEVESO.

Outre la production d'acétaldéhyde, la société comportait d'autres unités supplémentaires telles que:
des stockages d' acétaldéhyde et le lavage des gaz associés;
des installations de chargement et d'expédition de produits;
une station de traitement des eaux résiduaires (TER);
deux bassins de rétention antipollution;
une installation de production d'eau de refroidissement;
un approvisionnement en éthylène par canalisations de transport, l'une appartenant à CELANESE et provenant d' EXXON MOBIL CHEMICAL FRANCE (EMCF SAS), l'autre appartenant à ATOFINA et provenant de l'usine ATO de Gonfreville-l'Orcher.

Le site se trouvant sur la zone industrielle de Port-Jérôme est délimité :
au sud-ouest par la Seine à environ 1,5 km ainsi que par la rivière du Commerce;
au sud-est et à l'est par un complexe pétrochimique;
au nord est par la commune de Notre-Dame-de-Gravenchon;
au nord-ouest par une zone industrielle éparse.

Le site est desservi par une route bitumée et par une voie de chemin de fer.

La société a définitivement cessée son activité le 13 janvier 2000.
Celle-ci s'est accompagnée, d'une part, de travaux de démantèlement des installations et de remise en état du site, et d'autre part, de la cession d'une partie des activités à des tiers qui se sont réparties de la manière suivante :
les voies ferrées et l'exploitation y afférente à BASELL le 26 mai 2000;
les installations de production des eaux de refroidissement, la station d'épuration des eaux résiduaires et les bassins de rétention antipollution à CLARIANT FRANCE SA le 26 mai 2000;
les installations de stockage, de chargement et de déchargement d'acétaldéhyde à CLARIANT FRANCE SA le 6 juin 2000 ;
la canalisation de transport d'éthylène à ATOFINA le 16 novembre 2000.
Par la suite CLARIANT FRANCE SA a cessée son activité et BASELL (Ex TARGOR) est devenu EMCF SAS, actuellement le site appartient et est exploité par EMCF SAS. Celle-ci s'appelle désormais EMCF LPP (Lillebonne Polypropylène.

De nombreux captages d'alimentation en eau industrielle (AEI) sont présents à environ 50 m à 3,5 km en aval du site, quant aux captages d'alimentation en eau potable (AEP) ils sont situés en amont du site (captages de la commune de Notre-Dame-de-Gravenchon, de Lillebonne et de Radicatel).

 

Description qualitative à la date du 22/07/2011 :
Le dossier de cessation d'activité est a été transmis à l'Inspection des Installations Classées en novembre 2000 puis l'arrêt de la production d'acétaldéhyde s'est fait le 13 janvier 2000.

Des travaux de remise en état et de dépollution sont effectués en 2000 :
inertage, rinçage et démantèlement de l'unité de production d'acétaldéhyde qui se sont achevés fin mars 2000;
rinçage des réseaux enterrés et déconnexion des tronçons laissés ;
élimination des déchets et produits dangereux ;
excavation des terres souillés en hydrocarbures et en polychlorobiphényls - les valeurs résiduelles observées sont alors bien inférieures aux valeurs de référence caractérisant l'existence d'une source de pollution.

A sa la demande, de l'administration des compléments sont ont été apportés en décembre 2000, janvier et mars 2001 sous forme de mémoires.
Conformément à la réglementation, ces mémoires rendent notamment compte :
- du bilan de l'élimination des déchets et produits dangereux ;
- des travaux de dépollution ;
- de l'état du site.

A cette fin, une étude simplifiée des risques (ESR) est conduite en 2000 en application du guide national d'étude des sols. Cette ESR (Phase A et B) a été réalisée sur la totalité des terrains ayant été occupés par CELANESE avant le début des travaux de démantèlement mais après l'achèvement des travaux de rinçage et d'inertage de l'installation de production.
Les résultats de l'étude ont permis de classer le site en classe 2 « site à surveiller » et d'identifier la présence des zones sources.

A la lecture des résultats de l' ESR étape B, un complément d'étude a été réalisé à propos de la présence de baryum, de trichlorométhane et de la pertinence d'une surveillance de la nappe concernant les produits azotés. La conclusion de cette étude indique qu'aux vus des résultats des analyses, la présence de ces polluants n'est pas réfutable mais que leur origine n'est par contre pas déterminée.

Par la suite, un suivi piézométrique des eaux souterraines annuel a donc était prescrit en 2001 par arrêté préfectoral du fait de l'existence de zones contaminées non traitées (en particulier en produits azotés); une servitude conventionnelle au profit de l'État a été négociée et un porter à connaissance a été réalisé à l'attention de la commune de Lillebonne.

Un suivi de la nappe a été réalisé en septembre 2003. Tous les paramètres mesurés (cuivre, nitrites, azote Kjeldahl) sont présents à des teneurs inférieures à la VCI pour un usage sensible. Seul l'ammonium est présent à une teneur supérieure à la VCI pour un usage sensible au droit des 3 piézomètres depuis le début du suivi :
le piézomètre Pz2 présente une teneur en ammonium de 2,8 µg/l pour une référence de 0,1µg/l;
le piézomètre Pz4 présente une teneur en ammonium de 0,74 µg/l pour une référence de 0,1µg.
le piézomètre Pz5 présente une teneur en ammonium de 3,4 µg/l pour une référence de 0,1µg/l.

Par ailleurs, les résultats des campagnes de prélèvements réalisées en 2001, 2002 et 2003 ont montrés :
pour le cuivre : des teneurs mesurées dans les eaux souterraines inférieures d'un facteur de 1000 à la valeur de constat d'impact (VCI) usage sensible définie par le guide méthodologique du BRGM et des teneurs en amont du site du même ordre de grandeur que celles mesurées en aval (0,001 mg/l);
pour les composés azotés : la VCI des ions ammonium est systématiquement dépassée en amont et en aval du site. Les études réalisées indiquent que ces dépassements ne sont pas attribuables à l'exploitant du fait des teneurs mesurées en amont et aval du site et de la périodicité des fluctuations liées aux apports agricole.
Pour finir l'ensemble des résultats est homogène depuis 2001.

La même année, une nouvelle ESR a été réalisée dans le but de renoter le site. Cette nouvelle évaluation a permis :
d'évaluer les risques liés aux sources, les voies de transferts et les cibles;
de catégoriser le site à l'issue de cette évaluation en classe 2 pour les eaux souterraines (usage AEP);
de ne pas recommander la poursuite du programme de suivi de la qualité de la nappe en raison de l'absence d'impact clairement attribuable au site sur les eaux souterraines et de la stabilité des résultats d'analyses depuis 2 ans.

Le suivi piézométrique a ainsi été suspendu en juillet 2004 compte tenu de l'absence d'impact attribuable au site et de l'homogénéité des résultats obtenus depuis septembre 2001.

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