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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : Nouvelle-Aquitaine
Département : 33
Site BASOL numéro : 33.0032
Situation technique du site : Site traité avec restrictions d'usages, travaux réalisés, restrictions d'usages ou servitudes imposées ou en cours Site traité avec restrictions d'usages, travaux réalisés, restrictions d'usages ou servitudes imposées ou en cours
Date de publication de la fiche : 19/10/2016
Auteur de la qualification : DREAL SPR - DRCSE

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : SREE

Localisation  :
Commune : Bordeaux
Arrondissement :
Code postal : - Code INSEE : 33063 (235 178 habitants)
Adresse : 30, rue Delbos
Lieu-dit :
Agence de l'eau correspondante : Adour-Garonne
Code géographique de l'unité urbaine : 33701 : Bordeaux (831 788 habitants)


Géoréférencement :

Référentiel Coordonnée X Coordonnée Y Précision Précision (autre)
LAMBERT93

Référentiel Coordonnée X Coordonnée Y Précision Précision (autre)
LAMBERT II ETENDU 371806 1989334 Adresse (numéro)

Parcelles cadastrales :

Cadastre Section cadastrale N° de parcelle Précision parcellaire Source documentaire Observations
Nom Arrondissement Date
Bordeaux 01/01/2015 SB 10 Parcellaire parfait actuel Date cadastre à vérifier
Bordeaux 01/01/2015 SB 28 Parcellaire parfait actuel Date cadastre à vérifier
Bordeaux 01/01/2015 SB 38 Parcellaire parfait actuel Date cadastre à vérifier

Plan(s) cartographique(s) :

Responsable(s) actuel(s) du site : PROPRIETAIRE


   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

Qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE

Le site fait l'objet d'une intervention de l'ADEME dans le cadre de l'urgence

Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées
COMMUNAUTE URBAINE DE BORDEAUX PERSONNE MORALE PUBLIQUE Esplanade Charles de Gaulle
33076 BORDEAUX CEDEX


Caractérisation du site à la date du 18/10/2016

Description du site :
La société de Réparation et d'Equipement Electrique (SREE) exerçait depuis 1987 une activité de réparation et de reconditionnement de matériels électriques divers, notamment des transformateurs à l'huile ou au "pyralène". Cette société a fait l'objet d'une liquidation judiciaire en mai 1996. Le site se trouve dans le quartier de Bacalan, en bordure nord de Bordeaux, en rive gauche de la Garonne (située à 350 m du site). C'est une zone où se mêlent habitat et activités artisanales et industrielles. Les bâtiments utilisés précédemment par la SREE sont inoccupés et fermés. Le site couvre une surface de 1 790 m2.
En 1996, le patrimoine immobilier est sous la responsabilité du liquidateur, la SCP SILVESTRI-BAUDET qui reste dépositaire des clés du site. Le terrain appartient à la SCI "du 22 au 32 rue Delbos" qui possède un autre terrain à Blanquefort (33). Les deux propriétés sont hypothéquées au profit de CEPME pour la SREE et EXPANSO pour le site Blanquefort. La valeur hypothécaire dépasse le prix de vente des propriétés. La SCI n'est donc pas solvable.
La CUB a acquis les terrains le 07/07/2008.

 

Description qualitative :
1 - MISE EN SECURITE
Lors de la cessation d'activité en 1996, 225 tonnes de déchets (huiles souillées au PCB, transformateurs, condensateurs,..., 760 fûts sont abandonnés sur le site. Les conditions de stockage sont de nature à engendrer des fuites sur le sol et dans le sous-sol et il existe un risque d'intrusion.
La procédure d'intervention d'urgence de l'Etat est décidée le 08/07/1996, l'arrêté du 31/07/1996 mandate l'ADEME pour évacuer et éliminer les fûts, transformateurs et le nettoyage surfacique des sols et de la cour principale et du hangar.
Les travaux, terminés le 25/06/1997, ont couté 1 778 000 francs.

2 - DIAGNOSTICS
Les arrêtés des 20/01/1996 et 26/03/1998 mandatent l'ADEME pour réaliser les diagnostics et les évaluations de risques (coût : 281 560 francs).

Les conclusions sont les suivantes :
- excès de risque individuel non significatif pour l'utilisation du puits situé à 80 mètres en aval,
- excès de risque inacceptable s'il s'agit de la consommation d'eau de nappe prélevée sur le site : une restriction d'usage de la nappe superficielle est donc recommandée dans un rayon de 100 mètres autour du site.
- surveillance semestrielle de l'eau de nappe pendant 3 ans,
- confinement des sols de l'établissement pour un usage industriel,
- ou excavation des sols jusqu'à 50 ppm de PCB en cas d'usage résidentiel.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
L'arrêté préfectoral du 02/02/2001 mandate l'ADEME pour surveiller la nappe superficielle pendant 3 ans sur 4 piézomètres pour les PCB, hydrocarbures, chlorobenzènes, Composés organiques halogénés volatils et Benzène/toluène/xylène. Le coût de ce programme de surveillance s'élève à 175 000 Francs.
Objectif : valider le bien-fondé de la distance de 100 m ci-dessus et d'apprécier l'évolution des phénomènes de dégradation et de transfert des polluants.

La première campagne de prélèvements du 24/01/2002 confirme la présence de PCB dans la nappe à l'aval du site, avec une augmentation de la concentration dans le puits privatif du 37 rue Delbos, analysé en 1999. Les teneurs mesurées dans la nappe sur le site restent du même ordre de grandeur que celles observées en 1999.

Les analyses du 09/07/2003 montrent des résultats non satisfaisants en augmentation par rapport à la campagne de février 2003.

La campagne de février 2004 met en évidence la hausse des teneurs en PCB qui dépassent la valeur de référence "eaux de consommation". Toutefois, le puits particulier présente des traces de PCB en diminution par rapport à la précédente campagne.

La campagne de août 2004 montre que :
- une source de pollution active sur le site est confirmée dans les eaux souterraines au droit du site,
- le relargage de PCB a lieu par le piézomètre installé sur le site,
- l'impact hors site est négligeable.

L'arrêté de travaux d'office du 09/02/2007 charge l'ADEME de poursuivre la surveillance des eaux souterraines sur 3 ans en :
- rebouchant le piézomètres sur site,
- créant 3 piézomètres complémentaires,
- maintenant la restriction d'usage de la nappe.

La campagne de novembre 2007 montre que la pollution par les PCB s'est répandue dans toutes les directions autour du site. La contamination est importante dans la partie supérieure de l'aquifère. Les zones sources a forte contamination sous la dalle du site contribuent probablement à l'extension radiale de la pollution.

La campagne de mars 2008 confirme la présence d'une contamination importante par les PCB à proximité du site SREE :
- dans la partie supérieure de l'aquifère essentiellement (Pz6 - "aquifère des remblais" : total PCB : 22.6 µg/l) ;
- dans le PzGISOL au sud du site, cette contamination baisse (total PCB : 0.070 µg/l au lieu de 0.492 µg/l en novembre 2007), mais ce résultat n'est pas significatif car le piézomètre a été envahi par des eaux de ruissellement (réhabilitation tête de puits à faire).
- dans le Pz7 au Sud-Est du site à 60 m de l'ancien PzSREE, la contamination est en nette baisse (total PCB : 0.177 µg/l au lieu de 0.970 µg/l en novembre 2007).
- le piézomètre TIREPOIS à 65 m au Nord-Est est encore contaminé (total PCB : 0.767 µg/l), à un niveau nettement supérieur à celui de novembre 2007 (total PCB : 0.280 µg/l).
- il n'y a plus de trace de contamination dans le Puits 4 au Nord Ouest depuis juillet 2004.
Les observations qui avaient été faites dans le rapport de novembre 2007 concernant les proportions entre les différents congénères du PCB ne sont pas remises en cause par les analyses de mars 2008.

2. 1 Contamination par les BTEX :
- Seuls les Pz5 (5.4 µg/l), Pz6 (38 µg/l) et le Puits 4 (0.5 µg/l) sont contaminés, ce dernier à un taux nettement inférieur à celui de juillet 2004 ; dans ces 3 points, le Benzène est le seul contaminant.
- dans les Pz5 et Pz6, le taux de benzène est très supérieur à ce qui avait été observé dans le Pz SREE (qui n'était plus contaminé par ce produit depuis juillet 2003), et en augmentation par rapport à novembre 2007.

2.2 Contamination par les COHV et les chlorobenzènes :
- aucune trace de COHV n'est observée dans les points d'eau analysés.
- Les chlorobenzènes sont fortement présents dans le Pz6 (on note en particulier un fort taux de monochlorobenzène : 2600 µg/l), mais absents des autres points d'eau
- les chlorobenzènes sont absents dans le Pz 5 voisin du Pz 6, ce qui confirme l'absence de communication directe entre les niveaux aquifères captés par ces deux ouvrages.

Conditions de la biodégradation et de l'atténuation naturelle :
Pas d'évolution sensible par rapport à novembre 2007 : le milieu aquifère souterrain présente un contexte physico-chimique plutôt favorable à l'activité bactérienne en milieu anaérobie ; cependant la faible perméabilité du milieu est peu favorable au renouvellement des nutriments nécessaires à la vie bactérienne, ce qui peut bloquer le développement et l'extension de la biodégradation.

Les enregistrements ont confirmé le niveau bas de la nappe dans le secteur Pz2 – Pz5 – Pz6, ce qui ne devrait pas permettre une dispersion de la pollution vers les autres points d'eau suivis.
Une migration de la pollution selon un axe de drainage préférentiel, le long de la rue Delbos en direction de la Garonne, serait par contre assez probable.

Les observations faites dans le rapport de novembre 2007 concernant le puits non suivi situé à l'ouest au 48, rue Delbos (parcelle n°3) et les possibilités d'une extension radiale autour du site lorsqu'il était en exploitation, restent d'actualité.

La campagne de mars 2009 montre que le PZ6, proche du site, est toujours le plus contaminé par les PCB, monochlorobenzènes et le Benzène. Les BTEX ne sont plus détectés dans le puits n°4.
On observe depuis 2002, une tendance à la baisse des congénères PCB peu chlorés et à la resistance plus grande des plus chlorés. Il n'y a pas d'évolution de la biodégradation et de l'atténuation naturelle. La migration selon l'axe de la rue Delbos vers la Garonne est fort probable.

La campagne de septembre 2009 confirme cette situation avec une lègère remontée des traces de PCB dans Gisol, PZ7 et Tirebois. On note également la remontée du Benzène dans PZ6 et le puits 4, mais l'absence de COHV hors PZ6.

Le bilan de 3 années de suivi de la qualité des eaux souterraines est présenté à la DREAL le 10/12/2010. Les conclusions sont les suivantes :
- la situation demeure stable,
- la pollution migre dans les sols hors site à l'est,
- la Migration vers la nappe est favorisée par le « drain » de la rue Delbos, constitué des décaissages des réseaux eaux pluviales et usées notamment,
- Pas de relation connue et avérée avec la Garonne.

Il est proposé que l'action soit poursuivie selon les 2 axes suivants :
1 - Surveillance triennale par l’ADEME poursuivie (2011 – 2013) , aménagée de façon à confirmer ou non le cheminement préférentiel de la pollution et son extension vers l'aval hydraulique supposé.

2.3 - Elaboration du plan de gestion dans l'optique de traiter la source : excavation des terres et/ou traitement de la nappe au droit du site.

La surveillance sera réalisée pendant une durée de 3 ans au moyen des six points ci-dessous :
- le piézomètre amont sur la parcelle section SB 41, nommé « GISOL »
- le puits aval au 37 rue Delbos, nommé P4,
- le piézomètre aval sur la parcelle section SC 40, nommé « Tirepois »
- le piézomètre profond à 11 mètres à proximité du site SREE nommé PZ5,
- le piézomètre superficiel au même endroit que le PZ5, nommé PZ6,
- le piézomètre profond à l’Est/Sud-Est du site SREE, nommé PZ7.

Ainsi qu’au moyen des 4 nouveaux piézomètres installés dans la rue Delbos de manière à vérifier l’état piézométrique et qualitatif des nappes « superficielle » des remblais et « profonde » des « argiles vasardes » dans la zone drainante située à l’aval hydrogéologique du site SREE que constituent les décaissements des nombreux réseaux.

La CUB a mené au cours du dernier trimestre 2013, 2 campagnes d'analyses de PCB, par temps sec le 18/09/2013 et par temps humide le 22/10/2013, au niveau du collecteur d'assainissement de la rue Delbos en 4 points de prélèvements au droit, en amont et en aval du site SREE, rue Delbos, rue Achard et rue Lauzun.
Les résulats montrent l'absence d'impact par les PCB sur l'ensemble des échantillons analysés, avec des concentrations inférieures au sueil de quantification du laboratoire (0,07 µg/l pour les PCB totaux). On peut donc conclure l'absence de transfert des PCB via le réseau d'assainissement, unitaire à cet endroit.

Par arrêté préfectoral d'exécution de travaux d'office en date du 27 avril 2012, l'ADEME a été chargée de réaliser les prestations suivantes :
· Construction du schéma conceptuel et étude des mesures de gestion du site ;
· Implantation de deux nouveaux doublets de piézomètres et surveillance semestrielle pendant trois ans de la qualité des eaux souterraines sur dix points de suivi.
Cette prestation a été confiée le 3 décembre 2012 au groupement TESORA / EAUGEO.

2.4 OBJECTIFS DE LA PRESTATION
Les objectifs de la surveillance et du plan de gestion sont les suivants :
- contrôler que la tendance à l’atténuation observée globalement sur les eaux souterraines depuis 3 ans se vérifie,
- vérifier si des aménagements aux servitudes d’usages des sols et de la nappe instituées par l’arrêté du 17 octobre 2002 peuvent être mis en oeuvre,
- évaluer l’état de pollution sous la rue Delbos, notamment du fait de la présence de remblais qui drainent la nappe et au sein desquels la pollution pourrait se concentrer,
- mesurer l’état piézométrique et qualitatif de la nappe à l’extrémité Est de la rue Delbos, afin de confirmer le rôle drainant des remblais sous la rue, et d’apprécier le degré de migration de la pollution dans cette direction, surveiller d’éventuelles fluctuations qualitatives en cas de crue exceptionnelle de la nappe,
- définir s’il y a nécessité de poursuivre la surveillance de la qualité des eaux souterraines à l’issue des trois ans de suivi qui seront mis en oeuvre, et dans l’affirmative, définir les modalités précises du suivi adéquat,
- définir les solutions de gestion à mettre en oeuvre et le chiffrage du budget correspondant afin d’une part de protéger durablement les milieux (notamment la qualité des eaux souterraines), et d’autre part de rendre le site compatible avec un nouvel usage.

Compte tenu de la sensibilité qui entoure la problématique des PCB avec les mesures de restriction de la pêche, l'étude du plan de gestion est prescrite en priorté avec la remise du rapport dans le délai de 9 mois. Ce délai comprend le temps nécessaire pour l'ADEME de lancer et de notifier le marché (environ 6 mois) et le délai d'étude proprement dit estimé à 3 mois.

Les conclusions du rapport d'étude remis par l'ADEME LE 27/07/2013 sont les suivantes :
Les contraintes techniques majeures observées sur le site, et qui ont conditionné le choix des techniques de dépollution retenues, sont les suivantes :
· Un niveau de la nappe superficielle qui peut être élevé ;
· Les sols peuvent être humides ;
· Des horizons (limons argileux et argiles) peu perméables ;
· La présence d’habitations dans le voisinage ;
· Les conditions d’accès au site : une seule entrée sur la rue Delbos qui est circulante, un quartier où la circulation avec des poids lourds peut être difficile ;
· La place disponible pour des traitements on site (superficie totale du site d’environ 1 800 m²).

La Synthèse de la campagne de mars 2015, qui achève la mission de l'ADEME est la suivante :
1 - Etat des eaux souterraines
Les analyses réalisées en mars 2015 ont montré la présence, dans les eaux souterraines :
Sur le site et à proximité immédiate :
- De PCB dans la nappe superficielle, avec des concentrations allant jusqu'à 1.8 μg/l de PCB totaux (Pz9) ; cette pollution reste bien présente depuis 2013 ;
- Les autres polluants recherchés (COHV et BTEX) n'ont pas été détectés, sauf des traces de tétrachloroéthylène (en limite de quantification) dans le Pz9.
Dans les points situés à plus de 50 m du site :
- Des traces de PCB sont détectées dans tous les piézomètres profonds (moins de 0.1 μg/l), peut-être en lien avec les travaux réalisés dans l’environnement ces derniers mois ;
- Pas de PCB dans le Pz11 (Rue Delbos, nappe superficielle à plus de 50 m du site).

Ces analyses confirment la contamination des eaux souterraines par les PCB issus du site SREE, et montrent que la baisse observée en 2013, par rapport aux études antérieures, est globalement confirmée.
On observe toutefois une assez grande variabilité des résultats depuis janvier 2013 ; la partie profonde des "argiles vasardes" montre occasionnellement de faibles contaminations.

2 - Impact qualitatif du site SREE sur les milieux environnants
- Qualité des eaux souterraines hors site
Globalement, les analyses de mars 2015 confirment que l'état qualitatif des eaux souterraines hors du site est peu dégradé en dehors du Pz6 (situé à 2 m à l'est du site SREE) ; d'autre part la faible perméabilité des couches profondes et le faible gradient de la nappe ne sont pas favorables à une dissémination importante des polluants loin du site.
L'axe drainant situé sous la rue Delbos ne paraît pas être un vecteur important de pollution : seules des traces occasionnelles de PCB sont observées dans le Pz10, situé à 75 m en aval du site dans l'axe de la rue Delbos (moins de 0.01 μg/l).
- Modalités de circulation des eaux souterraines sous le site
Les observations piézométriques et de la minéralisation globale permettent de confirmer les modalités de circulation des eaux souterraines sous le site, observées depuis janvier 2013 :
. La nappe superficielle des remblais et limons supérieurs du site circule vers le nord-est, en direction de la rue Delbos ; sa minéralisation fluctue en lien avec l'infiltration des eaux pluviales et de la recharge hivernale.
. La "nappe profonde" des "argiles vasardes", présente sous la couche d'argile, est aussi drainée par la rue Delbos. Son potentiel piézométrique montre qu'elle est captive (en pression sous la couche d'argile) sous le site : dans le Pz8, le niveau enregistré est généralement inférieur à celui de la nappe des remblais, sauf quand les niveaux supérieurs de celle-ci s’assèchent en période estivale.
Elle est habituellement plus basse que la nappe des remblais sous la rue Delbos et dans la zone d'influence du drainage (Pz 5, Pz8, Pz10), ce qui peut favoriser des échanges de la nappe des remblais vers la nappe profonde. Ce décalage devient très faible ou s’inverse en période sèche.
Les niveaux relevés en 2013-2015 dans les piézomètres captant la "nappe profonde" sous la rue Delbos ne permettent pas de préciser la direction d'écoulement de cette nappe sous la rue.

Le rapport final de l'état qualitatif des eaux souterraines est remis à la DREAL le 17/12/2015. Ce rapport comporte des propositions de plan de gestion, de restrictions d'usages de la nappe et des dispositions constructives en fonction de l'usage de centre scolaire prévu par la mairie de Bordeaux (document n°10 téléchargé en page 4).

2.5 - Surveillance post travaux de dépollution de 2015
L'arrêté du 03/04/2015 prescrit à Bordeaux Métropole, en sa qualité de Tiers demandeur, la surveillance semestrielles des eaux souterraines par les piézos PZ9, PZ15, PZ11 et PZ5.
Lors de la première campagne de suivi d'octobre 2015, les deux piézomètres de la rue Delbos (Pz9 et
Pz11) n'ont pas pu faire l'objet de prélèvements d'eau, ceux-ci s'avérant obstrués. Les deux autres
piézomètres de la rue Delbos (Pz8 et Pz10) l'étaient également.
Il a donc été décidé, en accord avec Bordeaux Métropole, de réaliser le suivi de la qualité des eaux
souterraines hors site au travers du prélèvement du seul piézomètre non obstrué retrouvé : Pz7.
Les trois piézomètres objets du suivi semestriel sont donc les piézomètres Pz5, Pz7 et Pz15.

Voir résultats en page 6.
Document téléchargeable en page 4.

4 - TRAVAUX
Les solutions de gestion, qui ont été étudiées pour la maîtrise des sources de pollution du site
SREE, sont les suivantes :
• Excavation et évacuation des sols hors site en filières spécialisées ;
• Traitement par désorption thermique on site (réalisation d’un tertre thermique) ;
• Traitement biologique par déchloration en condition anaérobie. L’étude de caractérisation des Communautés Microbiennes Indigènes des sols a conclu queles conditions physicochimiques des sols ne sont pas favorables à la croissance du genre Dehalococcoides, genre bactérien connu pour sa capacité à dégrader les PCB.
Cependant, la détection de gènes fonctionnels a indiqué que des organismes capables d’effectuer la dégradation réductive sont présents. Ainsi, pour que le traitement biologique puisse être réalisé, il faudrait pouvoir ajuster les conditions physicochimiques et chimiques des sols du site pour favoriser le développement des communautés spécialisées dans la dégradation des PCB.
Les contraintes liées à cette technique : nécessité de faire des essais pilote en amont, longue durée de traitement (vraisemblablement plusieurs mois voire années), non assurance de la suppression totale des PCB, présence d’une pollution résiduelle (métaux), …, font qu’elle a été écartée et non prise en compte dans l’élaboration du bilan coûts/avantages.
Afin de compléter la connaissance des sols pour la caractérisation des filières d’évacuation, des analyses sur lixiviats des paramètres décrits dans l’arrêté du 28 octobre 2010 ont été réalisées sur des échantillons de sol. Les résultats d’analyses mettent en évidence que des remblais présentent des teneurs en antimoine supérieures à la valeur seuil de l’arrêté du 28 octobre 2010, ce qui signifie qu’ils ne seraient pas acceptés en ISDI (installations de stockage de déchets inertes).

Au vu de cette donnée et du caractère hétérogène des remblais, il a été considéré que l’ensemble des remblais pouvaient présenter des teneurs en antimoine supérieures au seuil de l’arrêté du 28 octobre 2010, et qu’ils devraient donc être dirigés vers une ISDND (installation de stockage de déchets non dangereux). Des analyses de contrôle pourront être effectuées avant l’évacuation des matériaux pour optimiser les filières.
De ce fait, la répartition des terres à envoyer en filière spécifique a été considérée comme suit :
• 3 sources de pollution concentrées dans le terrain naturel et les remblais sus-jacents :
o Source n°1 : les limons présentant un impact ponctuel en hydrocarbures et PCB à
l’entrée du site, au droit de l’ancienne aire de stationnement des véhicules
(volume d’environ 75 m3 à traiter en biocentre) ;
o Source n°2 : les argiles présentant un impact ponctuel en PCB et en
chlorobenzènes au droit de la cuve en bois enterrée mise en évidence lors des
investigations (volume estimé entre 90 et 100 m3 à traiter en biocentre) ;
o Source n°3 : les remblais les plus impactés en PCB (> 10 mg/kg), et un spot de
pollution de ces remblais par du mercure (6,4 mg/kg) - (volume estimé à 102
m3, 90 m3 de terres à traiter en ISDD (installation de stockage de déchets dangereux)/biocentre et 12 m3 de terres à traiter en désorption thermique hors site).
• 1 source de pollution diffuse :
o Source n°4 : les remblais présentant des impacts légers en métaux, PCB et
chlorobenzènes(avec source n°3 incluse, 910 m3 de terres à traiter en ISDND/biocentre (volumes des remblais des
sources n°1 et 2 déduits.
Le plan de gestion proposé par l'ADEME s'articule autour d'un scénario A à minima, consistant à enlever les sources concentrées de pollutions (sources 1, 2 et 3) et en laissant en place la pollution diffuse des remblais présentant des impacts légers en métaux, PCB et Chlorobenzènes (source 4).
Ce scénario est accompagné de propositions de mesures constructives et de restrictions d'usages.

Toutefois, eu égard au projet de construction d'un établissement sensible (groupe scolaire) sur le site, l'ADEME propose et recommande fortement la mise en œuvre d'un scénario B consistant, en plus du scénario A, à enlever la pollution diffuse des remblais. Les mesures constructives et les restrictions d'usages seront, dans ce cas, renforcées.

L'arrêté du 03/04/2015 a prescrit à Bordeaux Métropole, en sa qualité de Tiers demandeur, l'excavation totale des remblais du site, le traitement éventuel des eaux de fouilles et de la nappe, la réhabilitation du site et la surveillance périodique des eaux souterraines.

Les travaux ont été réalisés du 13 avril au 22 septembre 2015. Le rapport final de travaux a été transmis à l'inspection le 26 avril 2016.

Le procès-verbal de l'inspection du 27/09/2016 conclut que les travaux de dépollution des terrains de l’ancien site SREE rue Delbos, exécutés d’avril à septembre 2015 sont conformes aux objectifs de prescriptions de l'arrêté du 03/04/2015 aux réserves des demandes ci-après, que :
- la zone du piézomètre PZ6 soit excavée et remblayée selon les mêmes modalités, ou que l’absence de travaux sur cette zone soit dûment justifiée,
- les objectifs de dépollution, qui font appel à des limites analytiques de concentrations différentes, soient argumentés et justifiés,
- la cartographie géométrée de l’état résiduel des terrains soit dressée, en plan et en coupe
- le plan topo soit fourni,
- les piézomètres extérieurs, non retenus pour la surveillance post travaux, soient bouchés et que les rapport de bouchage soit transmis,
- les piézomètres PZ5 et PZ15 soient remis en état, sécurisés, capuchonnés et cadenassés,
- le dossier SUP soit transmis de façon officielle au Préfet de la Gironde avec les éléments de l’article R515-27 susvisé et les documents justificatifs des présentes demandes.

5 - RESTRICTIONS D'USAGE
L'arrêté préfectoral du 17 octobre 2002 a institué une servitude d'utilité publique qui interdit l'usage de l'eau de nappe à des fins de consommation, sanitaires et d'arrosage des potagers, dans un rayon de 100 mètres autour de l'installation.
Cet arrêté prévoit également des travaux et des règles d'aménagement en fonction de l'usage futur du site.
A l'issue de la campagne de nov 2007, confirmé par celle de mars 2008, on peut penser que le rayon de servitudes de 100 m est sans doute un minimum, qu'il vaudrait mieux établir à partir des limites du site plutôt que du PZ SREE.

L'arrêté du 03/04/2015 ci-dessus prescrit à Bordeaux Métropole la remise d'un dossier en vue de l'institution d'une Servitude d'Utilité Publique (SUP) sur les terrains dépollués. L'arrêté de SUP sera l'occasion d'abroger le précédent arrêté SUP du 17/10/2002.

6 - CESSION
Les terrains sont propriétés de la CUB depuis le 07/07/2008
Le permis de démolir a été délivré par la mairie de Bordeaux le 11/08/2009.
Les bâtiments ont été démolis en juin 2010.
Les dalles bétons ainsi que la couche superficielle de sols ont été excavés. La traçabilité de la filière d'élimination est en cours de recherche.

Les parcelles font partie de l'îlot B2 du plan-guide des Bassins à Flot, qui doit accueillir des équipements publics communaux. Elles sont comprises dans l'emprise d'un futur groupe scolaire (école maternelle, école primaire + crèche). Elles sont complétées en cela par la parcelle SB40, voisine, qui accueille un gymnase, une sente piétonne séparant ces équipements.


Description du site

Origine de l'action des pouvoirs publics : AUTRE
CESSATION DEFINITIVE D'ACTIVITE (ARTICLE 34-1)

Date de la découverte : 26/04/1996


Origine de la découverte :

Recherche historique Travaux
Transactions Dépôt de bilan
cessation d'activité, partielle ou totale Information spontanée
Demande de l'administration Analyse captage AEP ou puits ou eaux superficielles
Pollution accidentelle Autre :

 

Types de pollution :

Dépôt de déchets Dépôt aérien
Dépôt enterré Dépôt de produits divers
Sol pollué Nappe polluée
Pollution non caractérisée

 

Origine de la pollution ou des déchets ou des produits :

Origine accidentelle
Pollution due au fonctionnement de l'installation
Liquidation ou cessation d'activité
Dépôt sauvage de déchets
Autre


Année vraisemblable des faits : 1996
Activité : Divers et services
Code activité ICPE : M


Situation technique du site
Evénement Prescrit à la date du Etat du site Date de réalisation
Diagnostic initial  20/01/1996  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral  15/09/1996 
Evaluation simplifiée des risques (ESR)  20/01/1996  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral  15/09/1996 
Mise en sécurité du site  31/07/1996  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral  15/12/1996 
Evaluation détaillée des risques (EDR)  26/03/1998  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral  08/11/1999 
Diagnostic approfondi  26/03/1998  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral  08/11/1999 
Travaux de traitement  02/02/2001  Site mis à l'étude, diagnostic prescrit par arrêté préfectoral   
Surveillance du site  17/10/2002  Site sous surveillance après diagnostic, pas de travaux complets de réhabilitation dans l'immédiat  27/04/2006 
Travaux d'office ADEME  09/02/2007  Site sous surveillance après diagnostic, pas de travaux complets de réhabilitation dans l'immédiat  20/02/2007 
Plan de gestion  27/04/2012  Site en cours de traitement, objectifs de réhabilitation et choix techniques définis ou en cours de mise en oeuvre  17/09/2013 
Travaux de traitement  03/04/2015  Site traité avec surveillance, travaux réalisés, surveillance imposée par AP ou en cours (projet d'AP présenté au CODERST)  23/09/2015 
Mise en place de restriction d’usage ou de servitude  03/05/2015  Site traité avec restrictions d'usages, travaux réalisés, restrictions d'usages ou servitudes imposées ou en cours  07/07/2016 

1 : Arrêté préfectoral du 27/04/2012 de travaux ADEME
2 : Arrêté préfectoral du 03/04/2015 de travaux Bordeaux Métropole
3 : Nelles voies bassins à flots Arcagée 16/04/2013
4 : Campagne surveillance eaux souterraines Bordeaux Métropole 2ème semestre 2015
5 : Surveillance eaux souterraines 2013-2015 compte rendu opération terminée ADEME juin 2016
6 : Surveillance eaux souterraines 2013-2015 conclusions ADEME du 27 juin 2016
7 : Campagne surveillance eaux souterraines Bordeaux Métropole 1er semestre 2016
8 : rapport final suivi des eaux souterraines 25/09/2015
9 : rapport suivi terrassements Bassins à flots Arcagée 20/10/2014
10 : diagnostic + plan de gestion ADEME 03/07/2013
11 : Rapport final de travaux Arcagée 07/01/2016
12 : Procès-verbal de récolement des travaux de dépollution


Rapports sur la dépollution du site :


Caractérisation de l'impact

Déchets identifiés (s'il s'agit d'un dépôt de déchets) :

Déchets non dangereux
Déchets dangereux
Déchets inertes

Produits identifiés (s'il s'agit d'un dépôt de produits) :

Ammonium Arsenic (As)
Baryum (Ba) BTEX (Benzène, Toluène, Ethyl-benzène et Xylènes)
Cadmium (Cd) Chlorures
Chrome (Cr) Cobalt (Co)
Cuivre (Cu) Cyanures
H.A.P. Hydrocarbures
Mercure (Hg) Molybdène (Mo)
Nickel (Ni) PCB-PCT
Pesticides Substances radioactives
Plomb (Pb) Sélénium (Se)
Solvants halogénés Solvants non halogénés
Sulfates TCE (Trichloroéthylène)
Zinc (Zn)
Autres :

Polluants présents dans les sols :

Ammonium Arsenic (As)
Baryum (Ba) BTEX
Cadmium (Cd) Chlorures
Chrome (Cr) Cobalt (Co)
Cuivre (Cu) Cyanures
H.A.P. Hydrocarbures
Mercure (Hg) Molybdène (Mo)
Nickel (Ni) PCB-PCT
Pesticides Plomb (Pb)
Sélénium (Se) Solvants halogénés
Solvants non halogénés Substances radioactives
Sulfates TCE
Zinc (Zn)
Autre(s) polluant(s) présent(s) dans les sols :
Aucun

Polluants présents dans les nappes :

Aluminium (Al) Ammonium
Arsenic (As) Baryum (Ba)
BTEX Cadmium (Cd)
Chlorures Chrome (Cr)
Cobalt (Co) Cuivre (Cu)
Cyanures Fer (Fe)
H.A.P. Hydrocarbures
Mercure (Hg) Molybdène (Mo)
Nickel (Ni) PCB-PCT
Pesticides Plomb (Pb)
Sélénium (Se) Solvants halogénés
Solvants non halogénés Substances radioactives
Sulfates TCE
Zinc (Zn)
Autre(s) polluant(s) présent(s) dans les nappes :
Aucun

Polluants présents dans les sols ou les nappes :

Ammonium Arsenic (As)
Baryum (Ba) BTEX (Benzène, Toluène, Ethyl-benzène et Xylènes)
Cadmium (Cd) Chlorures
Chrome (Cr) Cobalt (Co)
Cuivre (Cu) Cyanures
H.A.P. Hydrocarbures
Mercure (Hg) Molybdène (Mo)
Nickel (Ni) PCB-PCT
Pesticides Plomb (Pb)
Sélénium (Se) Solvants halogénés
Solvants non halogénés Sulfates
TCE (Trichloroéthylène) Zinc (Zn)
Autres :

Risques immédiats :

Produits inflammables
Produits explosifs
Produits toxiques
Produits incompatibles
Risque inondation
Risque inondation
Fuites et écoulements
Accessibilité au site

Importance du dépôt ou de la zone polluée :

Tonnage (tonne) : 225
Volume (m3) : 0
Surface (ha) : 0

Informations complémentaires :
Aucune

Environnement du site

Zone d'implantation :
Habitat : DENSE

 

 

Hydrogéologie du site  :

Absence de nappe.

Présence d'une nappe.

Utilisation de la nappe :
Aucune utilisation connue
A.E.P.
Puits privés
Agriculture, industries agroalimentaires
Autres industries
Autre : puits particuliers

 

 

Utilisation actuelle du site :

Site industriel en activité.

Site industriel en friche.

Site ancien réutilisé

 

 

Impacts constatés :
Captage AEP arrêté (aduction d'eau potable)
Teneurs anormales dans les eaux superficielles et/ou dans les sédiments
Teneurs anormales dans les eaux souterraines
Teneurs anormales dans les végétaux destinés à la consommation humaine ou animale
Plaintes concernant les odeurs
Teneurs anormales dans les animaux destinés à la consommation humaine
Teneurs anormales dans les sols
Santé
Sans
Inconnu
Pas d'impact constaté après dépollution




Surveillance du site

Milieu surveillé  :
Eaux superficielles, fréquence (n/an) :
Eaux souterraines, fréquence (n/an) : 2

 

Etat de la surveillance :
Absence de surveillance justifiée
Raison :

Surveillance différée en raison de procédure en cours
Raison :

Début de la surveillance : 02/02/2001
Arrêt effectif de la surveillance :

Résultat de la surveillance à la date du 21/04/2016  :  1 LA SITUATION RESTE STABLE

Fin envisagée de la surveillance : 30/06/2017

Résultat de la surveillance, autre : La campagne du 30/09/2014 montre que le Pz6 (proche du site SREE, aquifère des remblais) reste contaminé par le chlorobenzène (11 mg/l) et le benzène ; par contre, les PCB n’y ont pas été détectés lors de cette campagne. Ces derniers ont été mesurés à une teneur maximal de 0,4 µg/l dans la nappe superficielle au droit du site, au niveau du Pz15. Synthèse de la campagne de mars 2015 : 1 - Etat des eaux souterraines Les analyses réalisées en mars 2015 ont montré la présence, dans les eaux souterraines : Sur le site et à proximité immédiate : - De PCB dans la nappe superficielle, avec des concentrations allant jusqu'à 1.8 μg/l de PCB totaux (Pz9) ; cette pollution reste bien présente depuis 2013 ; - Les autres polluants recherchés (COHV et BTEX) n'ont pas été détectés, sauf des traces de tétrachloroéthylène (en limite de quantification) dans le Pz9. Dans les points situés à plus de 50 m du site : - Des traces de PCB sont détectées dans tous les piézomètres profonds (moins de 0.1 μg/l), peut-être en lien avec les travaux réalisés dans l’environnement ces derniers mois ; - Pas de PCB dans le Pz11 (Rue Delbos, nappe superficielle à plus de 50 m du site). Ces analyses confirment la contamination des eaux souterraines par les PCB issus du site SREE, et montrent que la baisse observée en 2013, par rapport aux études antérieures, est globalement confirmée. On observe toutefois une assez grande variabilité des résultats depuis janvier 2013 ; la partie profonde des "argiles vasardes" montre occasionnellement de faibles contaminations. 2 - Impact qualitatif du site SREE sur les milieux environnants - Qualité des eaux souterraines hors site Globalement, les analyses de mars 2015 confirment que l'état qualitatif des eaux souterraines hors du site est peu dégradé en dehors du Pz6 (situé à 2 m à l'est du site SREE) ; d'autre part la faible perméabilité des couches profondes et le faible gradient de la nappe ne sont pas favorables à une dissémination importante des polluants loin du site. L'axe drainant situé sous la rue Delbos ne paraît pas être un vecteur important de pollution : seules des traces occasionnelles de PCB sont observées dans le Pz10, situé à 75 m en aval du site dans l'axe de la rue Delbos (moins de 0.01 μg/l). - Modalités de circulation des eaux souterraines sous le site Les observations piézométriques et de la minéralisation globale permettent de confirmer les modalités de circulation des eaux souterraines sous le site, observées depuis janvier 2013 : . La nappe superficielle des remblais et limons supérieurs du site circule vers le nord-est, en direction de la rue Delbos ; sa minéralisation fluctue en lien avec l'infiltration des eaux pluviales et de la recharge hivernale. . La "nappe profonde" des "argiles vasardes", présente sous la couche d'argile, est aussi drainée par la rue Delbos. Son potentiel piézométrique montre qu'elle est captive (en pression sous la couche d'argile) sous le site : dans le Pz8, le niveau enregistré est généralement inférieur à celui de la nappe des remblais, sauf quand les niveaux supérieurs de celle-ci s’assèchent en période estivale. Elle est habituellement plus basse que la nappe des remblais sous la rue Delbos et dans la zone d'influence du drainage (Pz 5, Pz8, Pz10), ce qui peut favoriser des échanges de la nappe des remblais vers la nappe profonde. Ce décalage devient très faible ou s’inverse en période sèche. Les niveaux relevés en 2013-2015 dans les piézomètres captant la "nappe profonde" sous la rue Delbos ne permettent pas de préciser la direction d'écoulement de cette nappe sous la rue. Campagne du 28/10/2015 sur les 3 piézomètres (PZ5, PZ15 et PZ7) de la surveillance post travaux de dépollution : - traces de Toluène entre 0,31 et 0,41 µg/l, - traces de chlorobenzènes en PZ5 très légèrement supérieures aux limites de quantification du laboratoire, - concentrations PCB en PZ5 et PZ7 inférieures aux limites de quantification du laboratoire, - traces PCB EN PZ15, très proches des seuils de quantification du laboratoire. Campagne du 21/04/2016 : • Composés Aromatiques Volatils - BTEX Les eaux prélevées au droit du piézomètre Pz5 présentent un impact par le toluène, avec 4,9 μg/l. Les analyses montrent des teneurs pour les autres composés inférieures aux limites de quantification du laboratoire sur cet ouvrage. Les deux autres ouvrages ne présentent pas un tel impact. Les teneurs pour les différents composés testés sont inférieures aux limites de quantification du laboratoire. • Chlorobenzènes Les eaux prélevées au droit du piézomètre Pz15 présentent des traces de 1,2,4-trichlorobenzène, la teneur étant très légèrement supérieure à la limite de quantification du laboratoire (teneur de 0,03 μg/l pour une limite de quantification de 0,01 μg/l). Les concentrations pour chacun des chlorobenzènes testés sur les deux autres ouvrages suivis sont strictement inférieures aux limites de quantification du laboratoire. • Polychlorobiphényls - PCB Les concentrations pour chacun des PCB testés au droit de l'ouvrage Pz7 interceptant les zones saturées des argiles (aval du site) sont toutes inférieures aux limites de quantification du laboratoire. Les eaux des zones saturées des remblais / argiles prélevées au droit de Pz15 mettent en évidence la présence de PCB, avec une teneur globale de 1,3 μg/l pour la somme des 7 PCB testés. Les PCB prépondérants correspondent aux PCB 101, 138, 153 et 180 ; Au droit de Pz5, des traces de PCB ont été mises en évidence, avec cependant des teneurs très proches des limites de quantifications du laboratoire.


Restrictions d'usage et mesures d'urbanisme

Restriction d'usage sur :
L'utilisation du sol (urbanisme)
L'utilisation du sous-sol (fouille)
L'utilisation de la nappe
L'utilisation des eaux superficielles
La culture de produits agricoles



Mesures d'urbanisme réalisées :
Servitude d'utilité publique (SUP)
Date de l'arrêté préfectoral : 10/10/2002
Document : arrete-prefectoral-sup-33.0032.pdf

Porter à connaissance risques, article L121-2 du code de l'urbanisme
Date du document actant le porter à connaissance risques L121-2 code de l'urbanisme :

Restriction d'usage entre deux parties (RUP)
Date du document actant la RUP :

Restriction d'usage conventionnelle au profit de l'Etat (RUCPE)
Date du document actant la RUCPE :

Projet d'intérêt général (PIG)
Date de l'arrêté préfectoral :

Inscription au plan local d'urbanisme (PLU)

Acquisition amiable par l'exploitant

Arrêté municipal limitant la consommation de l'eau des puits proche du site


Informations complémentaires :


Traitement effectué

Mise en sécurité du site
  Interdiction d'accès
  Gardiennage
  Evacuation de produits ou de déchets
  Pompage de rabattement ou de récupération
  Reconditionnement des produits ou des déchets
 Autre :

 

Traitement des déchets ou des produits hors site ou sur le site
  Stockage déchets dangereux
  Stockage déchets non dangereux
  Confinement sur site
  Physico-chimique
  Traitement thermique
 Autre : Traitement spécifique PCB

 

Traitement des terres polluées
  Stockage déchets dangereux
  Stockage déchets non dangereux
  Traitement biologique
  Traitement thermique
  Excavation des terres
  Lessivage des terres
  Confinement
  Stabilisation
  Ventilation forcée
  Dégradation naturelle
 Autre :

 

Traitement des eaux
Rabattement de nappe
Drainage
Traitement : HORS SITE
Air stripping
Vapour stripping
Filtration
Physico-chimique
Biologique
Oxydation (ozonation...)
Autre : Incinération

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